Courants et avenues : La sclérose en plaques
Poussée de SP : traiter ou ne pas traiter
by la Dre Sarah A. Morrow
Vol.17, No.09, October 2009

La prise en charge de la sclérose en plaques (SP) repose sur une démarche à trois volets : stratégies thérapeutiques visant à modifier l’évolution à long terme de la maladie, maîtrise des symptômes et prise en charge des poussées.


Sarah A. Morrow, M.D., FRCP(C)

La SP est l’une des principales causes de l’incapacité non traumatique chez les jeunes adultes dans le monde entier1 et elle est particulièrement répandue au Canada — 240 Canadiens sur 100 000 vivent avec cette maladie neurologique chronique2. Pourtant, selon les résultats d’un sondage mené dans le sud-ouest de l’Ontario, bien que 92,2 % des omnipraticiens aient traité des patients atteints de SP, seulement 43,1 % des répondants ont indiqué correctement le traitement approprié et 16 % seulement, la dose appropriée3. La situation est encore plus sombre pour ce qui est de la prise en charge des poussées de SP. Les soins spécialisés pour les poussées sont parfois inaccessibles à certains patients, car les cliniques de SP au Canada sont généralement situées dans des centres de soins tertiaires. La plupart du temps, la tâche de traiter les poussées incombe donc aux omnipraticiens des cliniques communautaires ou des services d’urgence. Cependant, les omnipraticiens connaissent souvent mal la démarche préconisée pour la prise en charge des poussées potentielles chez les patients atteints de SP. Pour combler les lacunes dans les soins aux patients atteints de SP, les lignes directrices et l’algorithme de traitement suivants ont été élaborés pour aider les omnipraticiens à mener à bien le diagnostic et le traitement des poussées.

Récapitulation des connaissances sur les poussées

Il existe différentes formes de SP. Dans 85 % des cas, les patients sont atteints de la forme cyclique (SP rémittente)4, caractérisée par des périodes de poussée entraînant parfois un handicap résiduel, suivies de périodes de rémission. Quinze pour cent des cas progressent lentement dès le début (SP progressive primaire) et 50 % des cas de SP rémittente évolueront vers une forme progressive (SP progressive secondaire). Les poussées sont plus fréquentes dans la SP rémittente, bien que la forme progressive puisse en être également ponctuée4,5.

Une poussée est définie comme l’apparition de nouveaux symptômes neurologiques qui durent plus de 24 heures ou l’aggravation de symptômes neurologiques existants qui avaient été stables pendant au moins 30 jours6,7. L’apparition de ces symptômes peut être aiguë ou subaiguë. Les présentations courantes sont la névrite optique, les syndromes du tronc cérébral comme les syndromes oculomoteurs, et la myélite transversale partielle aiguë.

Pseudo-poussée : éliminer la possibilité

Bien qu’il soit utile de connaître la définition clinique des poussées, il est parfois difficile de faire la distinction entre les vraies et les fausses. Pour diagnostiquer une poussée, il faut d’abord écarter la possibilité d’une « pseudo-poussée ». Une pseudo-poussée est une aggravation neurologique occasionnée par une élévation de la température corporelle et déclenchée par une infection sous-jacente — qui n’est peut-être pas encore symptomatique, par une augmentation de la température ambiante attribuable à une douche chaude ou à un environnement chaud ou humide ou par un stress physique ou psychologique. En général, une fois la cause sous-jacente de la pseudo-poussée éliminée, les symptômes disparaissent.

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Sarah A. Morrow, M.D., FRCP(C), a obtenu son doctorat en médecine à l’Université de Calgary, puis elle a fait sa résidence en neurologie et un stage de perfectionnement (fellowship) sur la SP à l’Université de Western Ontario à London, en Ontario. Elle est actuellement professeure adjointe de recherche en neurologie à la State University of New York, à Buffalo. Ses recherches portent sur l’épidémiologie et la fonction cognitive dans la SP.

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